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 Test rp 1~

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BPurified

Date d'inscription : 26/04/2008
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MessageSujet: Test rp 1~   Ven 17 Mai - 18:12
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© B.Purified

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BPurified

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MessageSujet: Re: Test rp 1~   Ven 17 Mai - 19:05
How Small We Are
« And as we lie, beneath the stars,
We realize how small we are »




Samedi 22 Juin 2019


L'air glisse sur ma peau, comme la main d'un amant au creux des reins de son aimée, avec volupté, et j'en apprécie d'autant plus le contact invisible. Mon cœur se gorge de l'air ambiant et un soupir d'une douceur inattendue m'échappe.
C'est tellement bon de rentrer chez soi.


L'air embaumait l'iode en cette soirée d'été où le soleil toucherait l'horizon dans encore bien des heures. La saison donnait l'impression que l'Astre ne descendait jamais de son ciel, et voulait rester au dessus de cette terre pour l'éternité dans le but de la réchauffer de sa bienveillance. Ce qui malheureusement n'était pas très efficace dans ce pays où même les journées les plus ensoleillées du mois de juillet pouvaient ne pas présenter des températures dépassant la quinzaine de degré. C'était là le lot de tous les habitants de ces terres nordiques, situés au delà de la ceinture du pôle. Et c'était ce qui forgeait ses habitants plus sûrement que l'éducation d'une mère ou d'un père, peut-être.
Amaelis était pour sa part bien contente de retrouver l'environnement si familiers, et présentait même une certaine impatience face aux paysages désolés où la nature avait du mal à s'épanouir tant les conditions pouvaient être rudes au bord de la mer de sa mère patrie. Elle avait quitté Durmstrang plus tôt, et l'un des employés de la maisonnée des Droski avait été chargé de venir chercher la fille de l'homme pour qui ils travaillaient. Contrairement à Poudlard, l'arrivée et le départ des élèves était bien moins centralisé et laissé à la discrétion des parents, ou tuteurs, des élèves. Ainsi tout le monde n'était pas exactement parti au même moment du château, et la jeune héritière avait même été dans les dernières à pouvoir regagner sa maison, bien que ce terme était un bel euphémisme pour qualifier la demeure de la famille. De pierre blanche, elle ressemblait à l'un de ces châteaux de conte de fée, perchée sur le haut d'une falaise située au dessus de la mer, se dressant loin au dessus d'elle. L'eau harcelait la roche et avait creusé avec le temps une crevasse sous les fondations même de l'édifice, ce qui n'avait jamais inquiété les sorciers qui renforceraient la structure lorsqu'ils le jugeraient nécessaire.
Ils avaient encore un demi-siècle avant de s'en faire, en d'autres termes.
Elle avait laissé au majordome tout le loisir de s'occuper de ses bagages, ce qu'il fit à l'aide de sa baguette avant de disparaître dans les escaliers, laissant Amaelis seule dans le hall, tout en lui ayant au préalable proposé de s'occuper également de sa veste, ce que la jeune femme avait accepté poliment. La veste de son uniforme ornée de fourrure était donc partie rejoindre le reste de ses affaires, alors qu'elle portait dessous des habits civiles. Elle avait été tentée de conserver les vêtements de l'école sur ses épaules en la quittant, mais savait que son père en la voyant aurait assénée une critique à ce sujet. Car bien que l'uniforme de cette école soit prestigieux, il n'en restait pas moins qu'il n'était pas digne pour une personne de son rang de le vêtir en dehors des murs de l'institut de Durmstrang.

Finalement, elle quitta le hall, se devant d'aller saluer son père avant de rejoindre sa chambre. Elle ignorait s'il était rentré à cette heure-ci, mais savait que depuis la mort de sa femme, la mère d'Amaelis, il se montrait plus présent qu'il l'avait été jusqu'à présent. Elle imaginait donc sans mal qu'il avait pu se dégager un créneau sur l'heure qu'il avait lui-même choisit pour son retour. Surtout qu'il avait dit avoir quelque chose à discuter avec elle. Elle était curieuse de savoir de quoi il s'agissait.
Ses chaussures claquaient sur le sol de marbre au moment où elle franchit les portes ouvertes du grand salon, où devrait en toute logique se trouver son père. Et s'il n'y était pas, c'est qu'il devait être dans son bureau, et dans un tel cas, sans doute le majordome serait-il allé prévenu de l'arrivée de mademoiselle. Il devrait donc dans ce cas ne pas tarder à descendre. Et comme il ne se trouvait point au salon au moment où elle franchit la porte, elle supposa qu'il devait se trouver là-haut. Il ne lui restait donc plus qu'à attendre.
Elle s'avança vers le centre de la pièce, serrant ses bras autour d'elle alors que son regard reprenait ses marques, constatant les différences depuis sa dernière visite. Des changements flagrants avaient eu lieu. En tournant sur elle-même, elle pu voir que le tableau au dessus de la cheminée n'était plus là. La disparition de la représentation de ses deux parents en sa compagnie lui fit froncer les sourcils brièvement, mais elle ne s'en étonna pas. Même si ses parents ne s'entendaient plus, son père devait trouver la vue de sa femme décédée des plus attristante, et préférer l'éloigner de sa vue. D'autant plus que ce tableau avait été peint à une époque où le couple était encore heureux.
Amaelis se souvenait parfaitement avoir eu le plus grand mal à tenir en place au moment où il avait été fait. Elle avait alors six ans, et était pleine d'énergie, désireuse de s'aventurer à l'extérieur, d'aller jouer sur la plage, curieuse d'aller apprendre avec ses précepteurs aussi pour satisfaire une curiosité qui s'était tarie depuis, bien que toujours présente. En repensant à cet époque, un sourire nostalgique naquit sur ses lèvres. Désormais, à la place du tableau se trouvaient les armoiries de la famille, deux lances croisées dont les pointes prenaient la forme de flammes, posées derrière Fenrir, le loup de la légende, entouré par un ruban l’enchaînant, sur lequel était écrite la devise familiale. Le tout était coulé dans ce qui semblait être de l'argent et de l'or.
Amaelis avait toujours trouvé ironique que l'emblème de sa famille soit cet animal mythique, alors même qu'elle portait en second prénom le nom de celui qui avait sacrifié sa main pour enfermer la bête. Sa mère lui avait alors expliqué que lorsqu'elle serait plus grande, elle comprendrait sans doute pourquoi c'était lui qu'elle portait et aucun autre. Elle n'avait pas insisté sur le coup, et n'y avait plus repensé, jusqu'à aujourd'hui, alors qu'un élan de tristesse venait s'ajouter à la nostalgie qu'elle ressentait déjà. Sa mère lui manquait. Elle n'avait jamais vraiment été là, mais savoir qu'elle ne la verrait plus jamais à présent pesait dans son cœur dont les battements devenaient douloureux en cet instant.
Elle ne pourrait jamais savoir pourquoi on l'avait nommé Týr.
Du reste, la pièce avait connu un changement de décoration, de nouveaux meubles ayant remplacés les anciens, comme si la pièce avait été totalement redécorée. Préférant ne pas s'attarder sur ces détails, elle se dirigea jusqu'à la pièce voisine pour vérifier tout de même que son père ne s'y trouvait pas, avant de revenir sur ses pas pour se diriger vers l'un des balcons encadrant la cheminée. Le son de la porte-fenêtre s'ouvrant retentit dans la pièce, alors que les deux battants s'écartaient pour pouvoir la laisser passer. Les rideaux se soulevèrent légèrement face à la brise qui pénétra dans la pièce, tout comme les cheveux dorés de l'adolescente qui y passa une main pour les mettre derrière son oreille d'un geste expert. Elle avança jusqu'au rebord et posa ses mains dessus. La pierre sous ses doigts était froide, et si elle s'y était attendue, elle ne pu retenir le frisson qui la parcourut.
Le vent agitait ses vêtements, ses cheveux, et elle ferma les yeux un court instant, profitant du contact. Elle avait toujours aimé venir ici, admirer la vue qui s'étendait face à elle. La mer semblait ne jamais se finir, et si l'été l'eau restait d'un bleu admirable, particulièrement claire dans les environs, l'hiver, elle se couvrait d'une couche de glace d'une pureté étonnante. Malheureusement, ils n'étaient pas assez au nord pour pouvoir en profiter même l'été, bien que l'eau restait évidemment glaciale.
Elle poussa un court soupir, et se pencha en avant doucement, posant ses coudes sur la balustrade, passant ses mains à l'arrière de son crâne avant de se redresser doucement, son regard se perdant au loin. Elle se trouvait admirative face à l'immensité du monde qui s'ouvrait devant elle, comme s'il n'allait jamais finir.

Perdue dans ses pensées, elle entendit à peine le son en provenance du salon, un son des plus désagréable à l'oreille de la jeune femme lorsqu'elle le perçut finalement, ses sourcils tentant de se joindre dans un froncement.
Voilà qui était étrange, depuis quand les servantes pouvaient...
Elle se tourna vivement, revenant jusqu'à la fenêtre restée ouverte pour voir qui était l'impudente qui osait...
… porter des talons.

Son regard s'arrêta sur la coupable qui venait d'entrer dans la pièce, et son regard se troubla. Elle ne l'avait jamais vu ici, et vu les habits qu'elle portait, sans parlait de l'expression hautain peint sur ses traits, elle n'était clairement pas une servante. Les cheveux de la femme avaient la couleur des charbons, tout comme ses yeux, et son teint halé contrastait avec les femmes qu'on avait l'habitude de rencontrer en Russie. Plutôt grande, elle possédait des courbes des plus aguicheuses, et bien qu'Amaelis ne l'admettrait sans doute jamais, son regard eut du mal à ne pas l'inspecter avec plus d'insistance. Un sourire étira ses lèvres rougies par le maquillage, leur donnant un attrait d'un érotisme suffisant pour faire tomber plus d'un homme dans ce piège de luxure offerte à l’œil de chacun.

« Ah, si je ne me trompe pas, tu dois être Amaelis. »

L'adolescente pinça les lèvres en entendant le tutoiement. Ca ne faisait pas une minute que les deux se trouvaient dans la même pièce, et déjà la situation ne plaisait guère à la russe.

« Vous ne vous trompez pas. Mais peut-être pourriez-vous également vous présenter. »

Le sourire de la femme s'accentua légèrement, dans une sorte de rictus qui ne lui plaisait vraiment pas, alors qu'on aurait dit qu'elle tentait de se montrait amicale, presque complice, dans son expression. Amaelis accentua particulièrement son vouvoiement, afin de signaler à son interlocutrice qu'elle n'appréciait guère le ton qu'elle employait pour s'adresser à elle. Même si elles avaient, à première vue, une quinzaine d'année de différence, à ne lui plaisait guère d'être ainsi tutoyée par la première venue. Ca ne se faisait pas, ce n'était pas dans son éducation.

« Tu es exactement comme ton père t'a décrite. » Elle marqua une courte pause, la blonde serrant la mâchoire. « Mais tu as raison, je manque à tous mes devoirs. Je m'appelle Soledad Rivera Espinosa. »

Ce qui expliquait l'accent profondément espagnol.
Elle lança un regard hostile à l'étrangère, n'appréciant pas le ton, toujours bien trop détendu à son goût. Aussi elle ne pu s'empêcher de s'adresser à elle avec une pointe de sarcasme en lui répondant.

« Amaelis Droski, mais vous semblez déjà être au courant. » Elle fit un sourire caustique. « Et maintenant m'informer des raisons de votre présence ici ne serait pas un mal également, à mon avis. » Alors qu'elle disait ça, les portes de la demeure s'ouvrirent, et le pas résolu d'un homme claqua à son tour sur le marbre, avant que n'apparaisse le patriarche de la famille Droski dans l'encadrement de la porte. Les regards des deux femmes présentes convergèrent vers lui, alors qu'il reprenait un souffle pus régulier, s'étant visiblement pressé pour arriver jusqu'ici.

« Veuillez pardonner mon retard, la réunion a duré plus longtemps que prévu.
- Père ! Je suis heureuse de vous revoir ! »

Oubliée, la femme inconnue qui se tenait là, Amaelis se précipita dans les bras de son père pour le serrer contre elle. Il fit un sourire indulgent et la lui rendit brièvement, avant de l'éloigner de lui. Puis il observa les deux protagonistes et ses lèvres s'étirèrent un peu plus modérément. Il s'avança doucement vers la femme aux cheveux noirs, tout en s'adressant à sa fille en se tournant légèrement vers elle.

« Je vois que vous avez pu déjà faire connaissance. » Amaelis fronça les sourcils, sans se départir de son sourire, l'air de ne pas comprendre. Et effectivement, elle n'avait pas envie de comprendre, pour l'occasion, bien qu'en réalité elle commençait à deviner de quoi il retournait. Et ce fut d'autant plus clair lorsque l'homme passa un bras autour de la taille de Soledad, l'attirant un peu à lui. « Mais afin d'officialiser la chose... » Il prit une inspiration, alors que l'air joyeux de sa fille retombait doucement à mesure que les événements avançaient. « Amaelis, je te présente Soledad. Nous sommes fiancés. »

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